Direction les entrailles du Gnaw. Le studio lyonnais Old Skull Games et l’éditeur Dotemu viennent de publier un tout premier dev diary consacré à Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster, l’occasion de lever le voile sur la genèse d’un projet aussi ambitieux qu’inattendu au sein de l’univers Warhammer, un jeu de plateforme d’action-infiltration en 2D qui met pour la première fois un Skaven dans la peau du héros, et non plus du méchant.
Annoncé en mai dernier lors de la présentation Warhammer Skulls, Deathmaster place le joueur dans les bottes crasseuses de Vihneek, un rat-assassin du clan Eshin qui gravit peu à peu les échelons de cette confrérie secrète pour satisfaire les exigences de ses maîtres. Une plongée que le studio décrit lui-même comme un « sombre récit de trahison », où il faudra prouver sa valeur contrat après contrat.
Un casting d’experts de l’infiltration
Ce qui frappe en premier lieu dans ce dev diary, c’est la composition de l’équipe rassemblée autour du Game Director Andreas Bonnardel. Old Skull Games ne s’est pas contenté de miser sur ses propres forces internes, le studio a fait appel à un véritable panel d’experts reconnus du genre pour l’accompagner dans cette entreprise.
Le recrutement de Nels Anderson en particulier n’a rien d’anodin. Le genre du stealth-platformer en 2D pur reste en effet extrêmement rare dans l’industrie, la grande majorité des jeux d’infiltration modernes, qu’il s’agisse d’Assassin’s Creed Shadows, d’Hitman: World of Assassination ou de Styx: Blades of Greed, s’appuyant sur des environnements en trois dimensions où la caméra fournit naturellement des informations spatiales impossibles à transmettre en 2D. Faire appel à la personne qui a précisément résolu ce problème de design il y a plus d’une décennie constitue un choix aussi logique qu’audacieux pour Old Skull Games.

Le recrutement de Nels Anderson en particulier n’a rien d’anodin. Le genre du stealth-platformer en 2D pur reste en effet extrêmement rare dans l’industrie, la grande majorité des jeux d’infiltration modernes, qu’il s’agisse d’Assassin’s Creed Shadows, d’Hitman: World of Assassination ou de Styx: Blades of Greed, s’appuyant sur des environnements en trois dimensions où la caméra fournit naturellement des informations spatiales impossibles à transmettre en 2D. Faire appel à la personne qui a précisément résolu ce problème de design il y a plus d’une décennie constitue un choix aussi logique qu’audacieux pour Old Skull Games.
Vivre la société skaven de l’intérieur
Le vrai pari créatif du jeu réside dans son ambition narrative. Les Skavens n’ont jusqu’ici jamais été traités autrement que comme une faction ennemie ou une horde anonyme dans les précédents jeux Warhammer, que ce soit dans Total War: Warhammer II, Mordheim: City of the Damned ou encore Vermintide. Deathmaster est le tout premier titre à demander aux joueurs d’habiter réellement l’esprit d’un seul Skaven, de poursuivre ses objectifs personnels, et de vivre de l’intérieur la structure sociale paranoïaque du Sous-Empire.
Concrètement, le gameplay pousse le joueur à naviguer à travers le Gnaw, un dédale de tunnels et de repaires souterrains où chaque territoire de clan impose ses propres règles, ses menaces et ses comportements. L’infiltration n’y est pas qu’une question de dissimulation, mais bien de contrôle, d’observation et de violence calculée. Le joueur devra apprendre les habitudes de chaque faction, exploiter les failles qui s’offrent à lui, et progresser en accomplissant des contrats meurtriers pour le compte du clan Eshin, dans l’espoir de gravir la hiérarchie jusqu’au titre suprême de Deathmaster.
Reste que gravir les échelons d’une faction aussi retorse que les Skavens ne se fera pas sans conséquences, le studio insistant sur le fait que chaque ascension dans cette confrérie s’accompagne inévitablement de trahisons et de sacrifices, quitte à satisfaire au passage les exigences les plus sombres du Grand Rat Cornu lui-même. Avec un tel casting d’experts réunis autour du projet et un parti pris narratif aussi tranché, Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster a clairement de quoi intriguer les amateurs d’infiltration en 2D, un genre qui n’avait plus vu de proposition aussi ambitieuse depuis longtemps. Rendez-vous en 2027 pour juger sur pièce.