Il y a des jeux qu’on attend avec l’excitation d’un enfant la veille de Noël, et des jeux qui, une fois lancés, dépassent même les attentes les plus folles. Super Mario Odyssey est de ceux-là. Sorti en octobre 2017 pour accompagner le lancement de la Nintendo Switch, ce platformer en monde ouvert est le grand retour de Mario à la liberté totale, celle qu’on avait connue avec Super Mario 64, et qu’on n’avait plus vraiment retrouvée depuis. Chapeau Cappy sur la tête, le plombier moustachu embarque pour un tour du monde absolument délirant. Attachez votre casquette.
🎮 Gameplay
Le cœur de Super Mario Odyssey repose sur Cappy, le nouveau compagnon de Mario : un chapeau vivant capable de se transformer en projectile, de servir de trampoline, et surtout de posséder ennemis, objets et créatures pour en utiliser les capacités. Un Goomba devient une plateforme ambulante, une Balle Bill un moyen de traverser des gouffres de lave, un Tyrannosaure une machine à détruire… Les possibilités sont folles, et chaque nouveau royaume réserve des surprises inédites. Les contrôles sont d’une précision chirurgicale, Mario répond au doigt et à l’œil, les sauts enchaînés sont un pur plaisir d’exécution. La mécanique des Lunes de puissance remplace les étoiles d’antan et encourage l’exploration minutieuse plutôt que la course en ligne droite. Bref, Nintendo a concocté un bac à sable géant où chaque minute recèle une découverte.
🎨 Graphismes
Super Mario Odyssey est une véritable carte postale interactive. Chaque royaume possède une identité visuelle forte et contrastée : les gratte-ciels new-yorkais côtoient les déserts dorés, les jungles luxuriantes et les paysages marins. Nintendo joue la carte de la variété maximale et s’en sort avec brio. Le moteur graphique tourne en 1080p en mode TV, 720p en mode portable, avec un framerate verrouillé à 60 images par seconde quasi-irréprochable. Les animations de Mario sont particulièrement soignées, chaque grimace, chaque rebond, chaque transformation transpire le soin apporté aux détails. Un régal pour les yeux du début à la fin.
🎵 Son
Là, on touche à quelque chose d’exceptionnel. La bande originale de Super Mario Odyssey est sans doute l’une des plus abouties de toute la franchise et la franchise a pourtant un historique musical légendaire. Les nouveaux thèmes oscillent entre jazz, big band, musique latine et orchestrations épiques, chaque royaume ayant son propre identité sonore. Le morceau emblématique Jump Up, Super Star!, chanté en anglais par Pauline lors d’une séquence mémorable à New Donk City, est devenu l’un des moments musicaux les plus marquants du jeu vidéo ces dernières années. Les bruitages rétro en 8-bit font leur retour dans les passages 2D, créant un contraste saisissant et délicieusement nostalgique. Une bande son qui se réécoute avec autant de plaisir en dehors du jeu.
⏱️ Durée de vie
Sur ce point, Nintendo n’a pas fait les choses à moitié. Terminer la quête principale, vaincre Bowser et sauver Peach peut s’expédier en une petite dizaine d’heures en se concentrant sur l’essentiel. Mais ce serait passer complètement à côté du jeu. Les 880 Lunes de puissance à collectionner (oui, 880 !), les costumes à débloquer, les défis post-générique encore plus ardus que l’histoire principale, le mode coopératif local à deux joueurs… tout cela gonfle allègrement la durée de vie au-delà des 30 heures pour les completionistes les plus acharnés. Le jeu dévoile même son meilleur contenu après le générique, ce qui est une belle preuve de générosité de la part de Nintendo.




