Il y a des idées tellement folles qu’on se demande comment elles n’ont pas été pensées plus tôt. Forza Horizon 3 était déjà l’une des meilleures simulations de course en monde ouvert de sa génération et voilà que Playground Games décide d’y greffer un DLC consacré à… Hot Wheels. Des pistes orange en plastique géantes qui s’élèvent dans les airs, des loopings à 300 km/h, des T. Rex mécaniques de la taille d’un immeuble. Sur le papier, ça semble absurde. À la manette, c’est une des expériences de jeu les plus jubilatoires que la Xbox One ait connues. On a bouclé la boucle pour vous.
🎮 Gameplay
Le principe est simple : Playground Games prend la mécanique rodée de Forza Horizon 3 et la lâche sur une île entièrement recouverte de circuits Hot Wheels en plastique orange flamboyant. Loopings à la verticale, rampes de saut démesurées, zones de boost, virages à 90 degrés suspendus dans les nuages tout ce qu’on aimait dans les jouets Hot Wheels de notre enfance prend ici une forme numérique et gigantesque. La conduite conserve le feeling précis et nerveux de la base, mais l’environnement pousse les compteurs dans des extrêmes qu’on ne croyait pas possibles dans un Forza. Une touche maligne : certains tronçons de circuit sont personnalisables, permettant d’y insérer des loopings, des virages en S ou des portions de drift selon vos préférences pour créer vos propres épreuves. Le tout s’accompagne du système de médailles habituel bien moins exigeant qu’à Blizzard Mountain et de défis annexes façon zones de danger et drift zones. Seul petit bémol : les voitures normales du garage principal peuvent participer aux courses Hot Wheels, ce qui brise un peu la magie quand une supercar dépasse une Boneshaker sur sa propre piste.
🎨 Graphismes
Forza Horizon 3 était déjà un des jeux les plus beaux de la Xbox One, et ce DLC en prend la pleine mesure. L’île Hot Wheels est un spectacle visuel permanent : les pistes orange chatoyantes serpentent au-dessus d’une jungle tropicale luxuriante, de volcans fumants et d’une côte aux eaux turquoise. Le contraste entre le monde naturel en dessous et les constructions plastiques fluo en hauteur crée des panoramas absolument saisissants, surtout la nuit ou au coucher du soleil. Les voitures estampillées Hot Wheels sont modélisées avec un soin du détail impressionnant, fidèles aux jouets cultes. Le jeu tourne en 1080p à 30 images par seconde solides sur Xbox One, sans accroc notable une prouesse vu l’ampleur des environnements affichés.
🎵 Son
Forza Horizon est une série qui a toujours soigné sa bande-son, et ce DLC ne déroge pas à la règle. Les radios thématiques du jeu de base continuent de tourner à plein régime électro, rock, hip-hop, pop et le cocktail fonctionne toujours aussi bien pour accompagner les courses à pleine vitesse. Des morceaux énergiques à souhait pour passer un looping à 280 km/h, des pistes plus posées pour explorer l’île en roue libre. Les effets sonores méritent également une mention : le vrombissement des moteurs, le crissement des pneus sur le plastique et les impacts contre les rails ont une restitution excellente sur une bonne installation audio. Mention spéciale au DJ de Horizon Radio qui se permet quelques piques humoristiques sur la physique du jeu, un clin d’œil savoureux pour les fans de la série.
⏱️ Durée de vie
C’est le seul vrai point de débat autour de ce DLC. En foncant droit devant soi, la campagne principale se boucle en à peine 6 à 8 heures, voire moins pour les pilotes aguerris. Le défi de décrocher les trois médailles sur chaque épreuve prolonge raisonnablement la durée de vie, tout comme la personnalisation de circuits et les championnats déblocables après le générique. Les complétionnistes qui veulent tout voir Barn Find inclus peuvent tabler sur une douzaine d’heures. C’est honnête pour un DLC vendu autour de vingt euros, mais on aurait aimé quelques épreuves supplémentaires pour justifier encore davantage l’achat au tarif plein. Reste que la rejouabilité en multijoueur en ligne avec des amis sur les circuits personnalisés offre une vraie valeur ajoutée.




